En 2014, je suis à la fin de mon histoire avec les Aphrodites, et je découvre le portail "Sandawe", un éditeur belge à base de financement participatif dédié à la BD.
Ces gens me présentent (en ligne) à Thilde Barboni, une écrivaine italo-belge avec qui le courant passe immédiatement. Elle me propose une aventure de science-fiction à partir d'une de ses précédentes nouvelles. C'est amusant de penser aujourd'hui comment nous avons fonctionné près d'un an sans nous rencontrer, ne communiquant que par chat et mails. Par de visios encore à l'époque, le COVID n'avait pas encore bouleversé nos habitudes, on aurait sûrement pu mais bon... Il a fallu, pendant une année, être en ligne chaque soir ou presque pour proposer de nouvelles illustrations, des articles, des rapports sur l'avancée du projet, des jeux etc... afin de motiver nos "édinautes" (c'était le terme). Nous avons réussis assez rapidement grâce au talent de Thilde pour l'animation et la communication à remplir nos objectifs financiers, en dons.
Avec du recul, je trouve que j'avais travaillé trop vite. Je n'avais pas la patience de détailler beaucoup d'image. Je voulais être spontané, mais je confondais aussi détail et surcharge. Comme tous mes albums, je les referais aujourd'hui avec une toute autre manière, mais j'assume complètement.