En 2010, je connaissais déjà le roman d'Andréa de Nerciat (1739-1800) "Les Aphrodites" depuis longtemps. J'avais déjà fait des essais plus ou moins intéressants, à la "Joker", ces éditions avec Dany comme tête de gondole.
C'était en flânant dans une librairie de Niort, de retour de Berlin où le français me manquait tant, que j'avais découvert cette perle de la littérature érotique. Écrit comme une pièce de théâtre, mais avec de longues et croustillantes didascalies, ce roman assez épais m'était resté en tête, au début des années 2000, comme un projet personnel idéal: un texte superbe, facile à découper pour le scénariser et des scènes érotiques où je pourrais m'amuser et laisser libre cours à ma fantaisie.
En découvrant à Angoulême un autre projet de BD que je réalisais (cf. Mitreya), les éditions Casterman m'avait demandé de réaliser un bout d'essai sur une adaptation de romans noirs. J'avais été très touché par l'intérêt que pouvait me porter une maison aussi prestigieuse et j'avais consacré les semaines suivantes à peaufiner quelques planches d'essai. Deux mois plus tard donc, j'envoyais mes précieuses planches à Paris et... restait, aprÈs plusieurs semaines, sans aucune réponse de leur part. J'avais été si irrité par ce manque de respect pour mon travail (pas qu'ils n'en veuillent pas, mais qu'ils dédaignent même de me le dire), que j'avais refais d'autres planches pour cette adaptation et envoyé de nouveau, sans plus de résultat. Alors je me suis retourné vers ce projet perso qu'était les Aphrodites. Frédérique Brémeaud, avec qui j'étais alors en contact m'avait présenté à Thierry Plée qui venait de créer les éditions Tabou, dédiées à la BD pour adultes. Voilà comment je me suis retrouvé à créer quatre albums pour Tabou. Puis L'académie des dames, sur le même mode. Mais ceci est une autre histoire...
